Histoire de Rozès

ROZES est une commune du département du Gers rattachée à la Communauté de Communes d'ARTAGNAN en FEZENSAC. Située à l'ouest de Castéra-Verduzan et au Nord Est de Vic-Fezensac, elle s'étend sur 10.7 Km² et compte 126 habitants depuis le dernier recensement de 2016. 

ROZES est situé à 178 M d'altitude et la Rivière LA BAÏSE, le ruisseau de LARQUATERE, le ruisseau de TRAMONT sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

Au XIe siècle, Rozès s'écrivait "Roses" latinisé en Rozanum ou Arouzès, selon la prononciation gasconne. C'est au hameau du "Pilat" (falaises, pierres blanches) que fut construite l'église au XIIe siècle. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, le seigneur fit établir au pied du château un castelnau. Cet ensemble a disparu à une date indéterminée. Le seigneur Raymond Bernard de Gélas détenait aussi les terres de Bonas ; il fut l'instigateur du contrat portant les coutumes de Rozès, le 24 janvier 1307. (source : article JC Bussac)

Au XIII et XIV siècle, les seigneurs de Gelas et de Verduzan établirent les 'coutumes' sorte de charte de règles d'accueil pour créer des Castelnaux. Par exemple, dans les coutumes du castelnau de Miran, il est stipulé que Gérard Amanieu de Verduzan, Seigneur du lieu, pourra prendre dans les jardins, les légumes nécessaires à son service. Les Gélas étaient encore seigneurs de Rozès en 1639.

Le territoire actuel de la commune de Rozès correspond au regroupement en 1836-1839, des anciennes communes de Miran, Aumensan, et Lamazère. 

Le bâtiment Mairie-Ecole fut construit au XIXe siècle. 

Sur la place, la statue de la Vierge et l'enfant est une réalisation de la sculptrice Anne KIRKPATRICK inaugurée le 9 juin 1996.

L'actuel château de Rozès date du XVIII siècle et le château d'AUMENSAN se dresse aux abords de la route de Vic-Fezensac. 

Le monument aux morts, construit sur l'ancienne place après le premier conflit mondial a été érigé le 6 septembre 1921. Son emplacement actuel a été inaugurée en juin 2019. Lors de son déplacement et de sa réfection, un écrit a été trouvé à l'intérieur précisant les noms de la municipalité qui l'a mis en place à cette date.

L'olivier à l'entrée du parking de la salle des fêtes a été planté le 1er avril 2001.

Il faut évoquer également la mémoire de Stanislas FUMET né à Lescar(64) le 10 mai 1896 mort à ROZES le 1er septembre 1983 et inhumé dans le cimetière de MIRAN.

Homme de lettres français, essayiste, poéte, éditeur, critique d'art, il dirigea plusieurs journaux dans lesquels intervenaient des plumes importantes de l'époque comme celles de François MAURIAC et Paul CLAUDEL. Il faut l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont 'Véronique' qui lui valut en 1970 une lettre du Général de Gaulle.

L'église SAINT- MARTIN de ROZES : (source : article de JC Bussac)

De l'église romane, il ne reste que quelques pierres. Les guerres, les intempéries, l'abandon, la Révolution, font que l'église dans sa forme actuelle a été reconstruite de 1836 à 1855. Après cette période, l'église est neuve : on a gardé seulement une partie du mur nord et construit l'ensemble des murs, la voûte de la nef, le clocher accolé, les charpentes et les couvertures. 

Le 25 mai 1840, Madame Grisony, dame pieuse et très attachée à la paroisse, fait don d'une maison avec jardin et dépendances pour servir l'habitation du desservant. Elle fait don aussi devant notaire d'une somme de 7000 francs qui permettra la réalisation de la chaire et de l'originale tribune. Mais le notaire est un peu négligent, et une partie de la donation disparait, laissant le curé et la fabrique dans l'embarras. 

Le 27 Septembre 1849 arrive à Rozès l'abbé Pierre Dupuy, qui remplace le vieil abbé Lébé. Ce jeune prête qui venait de Lavardens, resta cinquante et une années au service de ses paroissiens. Cet homme, au visage d'ascète, à la chevelure abondante, original, volontaire et dévoué, de plus, grand voyageur, construit, agrandit, décore son église et trouve toujours une solution aux dépenses. 

L'église SAINT-JEAN-BAPTISTE de MIRAN  (source : article de JC Bussac)

Jusqu'à la Révolution, Miran et Aumensan appartenaient au puissant marquis de Verduzan, au XIII siècle Géraud Amanieu de Verduzan. Les deux communes ont constamment formé une seule paroisse dont l'église était celle de Miran. Le seigneur était bien aise d'avoir à la porte de son château une église, car il n'aurait pas aimé aller aux offices dans l'église d'un autre seigneur. 

Après la Révolution et le rétablissement du culte en France par le concordat, par arrêté du préfet du 7 nivôse An 12 (30 décembre 1803), les communes de Lamazère, Miran et Aumensan et Rozès sont regroupées pour n'en former qu'une seule. Rozès devient le chef-lieu de la paroisse. 

Le 24 nivôse An 12, les habitants de Miran et Aumensan, mécontents, protestent en ne se rendant pas à la réunion concernant le regroupement des quatre communes: "Notre église de Miran est solidement bâtie, en très bon état et bien saine. Celle de Rozès est bien plus petite, incapable de recevoir tous les habitants des quatre communes. Elle est en mauvais état, on n'y arrive que par un escalier dégradé et elle a toujours été peu fréquentée. De plus Miran est à trois quarts d'heure de l'église paroissiale. En supprimant Miran, on commet une grave erreur et une injustice". 

L'église de Miran se trouve au sud-ouest et à trois kilomètres de Rozès-village. Un château, "aujourd'hui disparu", pourvu d'une tour et entouré d'un fossé existait. L'église actuelle, remaniée plusieurs fois est difficile à dater. Construite en moellons sur un plateau argilo-calcaire, elle a subi les aléas géologiques et climatiques comme beaucoup de bâtisses de la région. 

Cette tour-clocher carrée possède une toiture à quatre pans de faible pente, couverte de tuiles canal. L'ensemble repose sur une très harmonieuse corniche. 

Les façades sud et ouest sont enduites de ciment taloché. L'usure du temps a provoqué un faïençage prononcé de ces deux façades. 

L'accès principal de l'église se fait sur la façade ouest. La porte a un dessin très étudié, avec son fronton triangulaire surbaissé dorique à tympan à décaissement. 

JUMELAGE avec la Ville de RIXHEIM le 19 juin 2004

François GRUMET, ancien élu rixheimois, a toujours eu dans l'idée de retrouver ce coin de Gascogne découvert en juin 1940, suite au plan d'évacuation des populations alsaciennes. Il avait 6 ans. 

Le 6 juin 1940, après 2 jours de voyage en train, 1050 rixheimois, obligés de quitter leur commune les 17 et 18 mai précédents, sur ordre des autorités militaires craignant une offensive allemande dans le secteur, furent accueillis et hébergés dans le canton de Valence-sur-Baïse. La commune de ROZES accueillit et logea jusqu'à 45 rixheimois. En 1998, François GRUMET rencontre le maire Serge DELOR et lui parla de son idée de voir des échanges entre la ville de RIXHEIM et le canton de Valence-sur-Baïse. Le jumelage se concrétisa en 2004, le 6 mars à RIXHEIM et le 19 juin 2004 pour la commune de ROZES.